la distance de la flèche à la cible
C’est un peu le silence radio depuis le concert acoustique, Pilal a déjà fait un retour dessus et ma foi ça résume plutôt bien les choses, c’est vrai que c’était bizarre et difficile pour nous de jouer dans ses conditions mais pour ma part, j’y ai vraiment pris du plaisir, finalement même les restrictions de l’endroit comme le va-et-vient incessant aux chiottes juste à côté de la scène sont devenus une partie intégrante du truc, on peut rigoler de tout, expliquer que le niveau de décibels du limiteur affiche en fait notre score actuel ce genre de choses.. enfin l’essentiel c’est qu’on avait beaucoup bossé pour cette date, dont le résultat était loin d’être acquis et que cette préparation a porté ces fruits.
Et puis c’était vraiment cool de voir qu’après une absence aussi longue, il y avait autant de gens à ce concert, cool d’avoir des retours
très positifs à ce sujet.
Un peu moins cool les gens qui ont dit que je devrais apprendre à chanter et puis bon c’est des gens qui s’y connaissent quoi… enfin ça je vous en reparlerai plus longuement…
Mais donc qu’est-ce qu’on a fait depuis ce temps? bosser sur l’EP encore et encore. Ca fait longtemps qu’on dit ça mais la différence concrète c’est que depuis le 31 décembre on est passé à un stade supérieur : on dispose de versions suffisamment abouties de chaque morceau, de quoi tester comment le tout fonctionne comme un disque. Suite à cette première version que chacun a eu le temps d’écouter, on a procédé à un bon paquet de corrections, j’en ai aussi profité pour rajouter quelques arrangements, bruitages, sons de dernière minute, une dernière touche d’atmosphère pour les morceaux, pour les unifier dans la même thématique.
Jusqu’à présent, le mix
avait été un travail plutôt individuel d’abord de Pilal puis de moi mais cette phase finale je voulais vraiment que tout le monde y participe, que maintenant que l’atmosphère, l’intention des morceaux étaient posés , chacun puisse aider à affiner le mix, mon travail ayant atteint mes limites : la couleur globale, la dynamique, les émotions dans le chant je sais faire, trouver la bonne couleur pour une caisse claire, donner à la basse la bonne présence, pas forcément et certainement pas aussi bien que celui qui joue et qui donc sait ce qu’il a voulu faire.
On s’est donc tous réunis chez moi pour faire ce travail tous ensemble et ca s’est bien passé, il y autant de façon de faire un mix qu’il y a de personnes, mais on a réussi à faire participer tout le monde, à ce que chacun soit satisfait du résultat même s’il aurait pas fait pareil. Et je peux vous assurer que dans un groupe où tout le monde a une idée très précise de son son et du son, où on est 3 à faire du mix depuis longtemps avec des visions assez différentes, c’était loin d’être gagné.
De tout ce boulot, on a tiré ce que j’ai appelé en bon informaticien de métier, la release candidate 1 une première version complète du disque, non masterisé mais qui était donc potentiellement le résultat final. Il s’est avéré en écoutant chacun sur nos écoutes à nous qu’il restait encore de petites choses à corriger mais cette version est quasiment finale et en me la réécoutant hier soir dans le train je me dis qu’on tient le bon bout, la distance jusqu’à l’objectif final s’est réduite encore à un quasi-rien.
Encore un quasi-rien pour la RC3 (euh oui car le RC2 a été retoquée d’office), peut être un quasi-quasi-rien encore plus petit pour la RC4 et peut être encore une RC5 ( on avait été jusque là pour le premier).
Des quasi-rien dont on ne peut pas encore dire combien ils représentent bout à bout mais donc ce disque existe bel et bien et David Vincent l’a rencontré.
Et bientôt ce sera votre tour