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A clock interrupt was not received on a secondary processor

7 juin 2012, dans Hot Stuff — Micky @ 10:40

ou comment on fait pour sortir le disque de Noël en juin chez Staircase Wisp

Couverture de Frank Says

Récemment on nous a demandé sur notre page Facebook si le groupe existait encore… hum… le pire c’est que c’était plutôt mérité, car on n’avait pas donné de signe de vie depuis le dernier concert à l’Espace B et ça fait déjà un bail… Pareil, sur disque, rien de nouveau depuis presque 3 ans et le 2 titres Cornflakes For Chistmas.

Pourtant Staircase Wisp ne s’est jamais arrêté, depuis 3 ans on compose et on bosse des morceaux, plein de morceaux, que vous avez pu entendre en concert pour la plupart d’entre eux mais le temps où on était des étudiants en week-end le mercredi soir est loin et ça devient difficile de jongler entre toutes ses occupations et d’en même temps sortir des disques, surtout quand on a les deux défauts suivants :

  • il est facile de commencer une compo mais la finir ça relève parfois de la révélation, et une révélation ne s’obtient qu’en jouant encore et encore, parfois jusqu’à la frustration
  • il est infiniment difficile de dire que c’est fini, jusqu’au jour où l’on sait que c’est fini et là on le sait

Mais donc malgré tout ça, Frank Says on avait prévu de le sortir à Noël comme le précédent, c’était tout à fait possible, en fait des versions presque finalisées des morceaux étaient prêtes vers la mi-décembre et ça aurait été écoutable, pas parfait mais le but de ce genre d’EP c’était plutôt la spontanéité. Et puis forcément  y a un truc qui a merdé (en musique, on l’apprend vite,  y a toujours un truc qui va merder…)

Chez Staircase, on enregistre depuis le début nos disques nous-même au local avec un petit parc de micros constitué au fil des ans et un ordinateur. Pour Frank Sas, c’était moi qui devait m’occuper du mix mix et ça partait plutôt bien pour que ce soit confortable (sur l’EP#2, j’avais poussé ma machine aux limites de ses possibilités, avec l’obligation parfois de geler des pistes, c’est à dire de les calculer définitivement pour libérer du temps processeur) : j’avais un PC intel quadcore avec 6 gigas de ram, une bonne carte-son, des enceintes pas parfaites mais que je connais bien et avec l’expérience acquise sur l’EP2, à peu prêt confiance dans ma maitrise de l’outil, à savoir la dernière version de Cubase (acquise légalement et tout..).

Ce que je n’avais pas prévu c’est que Cubase serait le seul logiciel à planter sur cette machine, de manière aléatoire et sans cause isolable : au bout de 2 minutes ou d’1 heure de mix mix ou de prises, un bel écran bleu qui apparait avec le message cryptique suivant : A clock interrupt was not received on a secondary processor.

Un message qui a hanté mes nuits et mes jours, à tel point qu’il a failli être le titre de l’EP. Le problème quand on est informaticien, c’est que c’est le genre de choses qu’on voit comme un challenge, on va pas juste donner un grand coup dans le pc, on va plutôt passer des heures et des heures à chercher des infos sur le problème, à essayer des tas de solutions… changer de carte-son, désactiver des options etc etc.. et on essaye de travailler quand même, de grapiller 10 minutes ou plus de mix mix avant que ça plante. Avant de se rendre à l’évidence, que ça ne marchera jamais et de se résoudre à racheter un PC, pour un seul logiciel, mais quand c’est la seule chose qui compte…

Sam en pleine action!

A ce moment là, Noël était depuis longtemps passé, plus de deadlines du coup et plus de raisons de ne pas se laisser aller à la recherche du mix mix parfait : autant pour Chocolate Cake, le son est relativement simple et le mix mix a été quasiment fixé vite, autant pour Mad World, les versions se sont succédées, les instruments empilés avant que finalement en réécoutant au casque un matin (généralement je mixe le soir et je réécoute à froid le lendemain au boulot), l’évidence était là, on y était.

Mais on était aussi fin  avril et je partais en vacances, très vite, trop vite pour préparer la sortie, je me suis vaguement dit que je gérerais ça pendant mais impossible d’avoir la bande passante pour uploader des version Wavs pour Bandcamp alors Frank Says a du attendre mon retour pour sortir, et moi j’ai eu un mois pour l’écouter et douter et résister à la tentation de me dire qu’on le sort pas et on corrige le tout petit poc de voix à peine audible sur Chocolate Cake, ou telle intonation pas naturelle sur Mad World… Pour Lullaby encore pire, je suis toujours « complexé » par mon jeu de piano lourdaud sur tout le début, et puis est-il à sa place là, enregistré dans l’urgence, à vif et très imparfait quand le reste a été très travaillé, poli et repoli dans les moindres détails.

Et donc c’est comme ça que j’ai rencontré votre mère les enfants!

euh nan je me trompe de série, c’est comme ça qu’on a fait pour sortir le disque de Noël en juin chez Staircase Wisp!

N.B. : Vous pouvez écouter ou télécharger Frank Says sur Bandcamp!


Un petit extrait du dernier concert

23 novembre 2011, dans Hot Stuff — Micky @ 2:25

voici une version live de Méliès enregistrée lors du dernier concert à l’Espace B, avec un guest de luxe à savoir Palem au chant (qui joue avec Loïc dans So Was The Sun):

Staircase Wisp – Live @ l’Espace B – G. Melies

Le concert en lui-même c’est très bien passé, comme toujours c’est très agréable de jouer sur la scène de l’Espace B et de pouvoir utiliser ses amplis à un volume à peu prêt rock’n'roll. Tout comme de faire sa setlist en entier et de pouvoir enfin tester en concert les morceaux du futur EP (dont les sessions d’enregistrement commencent tout juste, avec Chocolate Cake comme échauffement)


The philosophy of time travel

28 septembre 2011, dans Hot Stuff — Administrateur @ 13:33
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En mettant en ligne, la vidéo ci-dessus je me suis dit que j’allais mettre en lien le post du blog où je parle de cette chanson… sauf que je n’en ai trouvé aucun. Etrange.. Ce morceau remonte pourtant à une époque où ce blog était entretenu un peu plus souvent mais bon soit corrigeons cette erreur.

Le titre de cette chanson vient de Donnie Darko, une de mes grandes obsessions aux débuts de Staircase, le premier nom du groupe était Cellar Door en référence à Donnie Darko (à un moment du film c’est cité comme étant la plus belle expression anglaise en ter me d’ »esthétique sonore », si on a longtemps repris Mad World c’est à cause de la version de Gary Jules qui clôt le film et donc il y a The Philosophy Of Time Travel, qui est le nom d’un bouquin fictif écrit par Roberta Sparrow, une vieille dame un peu bizarre surnommé Grandma Death dans le film.

Ça c’est la partie que j’ai du racontée un certain nombre de fois en concert… mais en fait les choses sont un poil plus compliquées… trop pour les quelques secondes qu’on se laisse entre chaque morceau (on a eu tendance d’ailleurs à zapper ces moments et à en enchaîner – selon le célèbre « On enchaine! » avec lequel Samuel ponctue nos répètes) , en fait au final la chanson aurait pu tout aussi bien s’appeler « l’effet papillon », en référence au film du même nom. Autant Donnie Darko est un un film-culte, qu’il est tout à fait respectable de vénérer, autant l’effet papillon me semble être une grosse production plutôt vite oubliée. Mais au cinéma, comme en musique d’ailleurs, on ne peut pas parler que de la qualité intrinsèque d’une œuvre, il y a le contexte, il y a tout ce que vous y mettez et pour moi au delà de toutes les péripéties et coups de théâtre dans l’effet papillon, le vrai message du film, en tout cas celui que j’aurais voulu faire passer en l’écrivant, ce n’est pas un jeu malin de déconstruction de récit et d’exploitation de la notion de causalité (le fameux effet papillon), ce qui est important c’est quoi que fasse les deux personnages, ça finit toujours par s’écrouler, c’est l’histoire  d’un amour impossible, cette idée que quelque soit la tournure que prend l’univers, tous les « tricks » qu’on peut essayer, il y a certaines choses qui ne pourront jamais être, certaines personnes destinées à rester des étrangers, même étant assis l’un à côté de l’autre. Condamnés à se demander si ça va en sachant très bien que le cœur n’y est pas et que trois phrases plus loin la conversation mourra d’elle même alors qu’on aurait voulu tellement plus.

Dans Donnie Darko, comme dans l’effet papillon, il y a ces mécaniques compliquées, une déformation complète du réel mais si Donnie Darko est un film-culte c’est qu’il ne s’adresse pas spécialement aux amateurs de films de SF ou de fantastique, ou plus exactement il est tout ce que doit être la bonne SF/le bon fantastique : cette idée de tordre le temps, l’espace, la logique, d’introduire des idées complètement folles et étrangères au quotidien pour vous amener soudain à un nouveau point de vue sur les choses très concrètes de la vie, nous permettre de voir ce qui est devant nous mais qu’on ne voit plus. Un peu comme des étoiles filantes dans un frigo peut être.

 

You’re sitting next to me
But you may be miles away
In another continuum
I asked you how you’ve been
What is new in your life
You said you’re not interesting but what is if not you

Why do you act as if I weren’t there ?
Why is it always so hard to get through to you?
Despise or disgust,anything but not this
What can I do to prove that I care

A jet engine sent me back
To the time when we screwed
But we’re like a time paradox
Two bubbles that can’t melt
Or the world, it will end
You said you’re here but you’re not
When you’re hanging on that stupid phone

Why do you act as if I weren’t there ?
Why is it always so hard to get through to you?
Despise or disgust,anything but not this
What can I do to prove that I care

I’m so tired of dealing with ghosts
I don’t want to be in your court
I’m so tired of dealing with ghosts
I don’t want to be in your court
Calling… there’s no bottom to this hole
Falling… how long can we try
Calling… there’s no bottom to this hole
Falling… how long can we try
Calling…. Dying


rexplication de texte

6 décembre 2010, dans Hot Stuff — Micky @ 4:19

Cette fois-ci nous allons nous consacrer à un unique morceau mais pas n’importe lequel… (roulements de tambour)…. sexe. Dont voici les paroles :

I will stalk you
I will park my car down your street
I will watch you
Your face crushed against the window
As he does you
last in line and lain so fast
You’re always rushing
It has to be you who comes first

I’ll hack your emails
Write to all of your toyboys
Impersonate you
To tell them how you want it done
All the sick shit
the stuff that really makes you squeal
Where are the buttons
to make you lose your last remains of decency

I will cut you
like a tumor in my brain
Shove you away
But you’ll keep sucking on, sucking on my brain

I will drink you
Soothe you like an open wound
I might get cured
But you’ll keep fucking on, fucking with my brain

Sexe est une des deux chansons (pour l’instant) avec Sam au chant lead, la raison en est assez simple, comme pour Méliès : c’est lui qui a trouvé la ligne de chant du morceau et à partir de là y avait pas de raison qu’il ne le chante pas vu qu’il le faisait très bien..  A contrario s’il ne chante pas sur plus de chansons, c’est que généralement j’arrive avec la ligne de chant déja prête et forcément je l’ai plutôt pensée pour moi.

dans le cas de Méliès, j’ai jamais réussi à voir un chant dessus, donc celui de Sam était tout à fait le bienvenu. Pour Sexe, le morceau a commencé comme rarement un morceau de Staircase Wisp : par un jam en répète sur une suite d’accords basiquesmais efficace,  Loïc trouve un pattern de batterie… sexy, Sam yaourte et moi pour une fois déchargé du chant je m’amuse à faire des riffs, ce que j’ai rarement l’occasion de faire. Comme on enregistre la plupart des répètes,  j’envoie le résultat aux autres sous le nom de sam’s song (écouter)et là on se dit qu’il y a quelque chose à en faire.

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La musique est finalisée assez rapidement, presque tout y était dans le jam original, au début j’avais l’intention de profiter de pas chanter, pour approfondir encore mes parties, trouver de nouveaux riffs et puis finalement en écoutant les enregistrements originaux je me suis aperçu qu’en fait mon riff tout simple sur 3 notes suffisait largement, que pareil sur les refrains, jouer les accords de façon tout à fait standard et sans non plus chercher des syncopes ou des subtilités rythmiques le faisait aussi très bien : au final, il s’agit pas mal de dresser un mur du son bien gras sur ce morceau. On a aussi maquetté en 8 pistes le morceau assez rapidement (c’est la version de la vidéo ci-dessus), contrairement aux enregistrement de répète fait avec un seul micro stéréo, le 8 piste permet de bien faire se détacher chaque instrument et donc d’avoir du recul sur sa partie pour chacun.

Reste alors à écrire le texte, le titre du morceau était déja Sexe (le pourquoi est de l’ordre de la *très* private joke), il fallait donc des paroles qui aillent avec. Ça tombait bien, j’étais dans une phase où j’avais bien envie de rompre avec le côté mélancolico-romantique très présent sur les ep#1 et #2, j’avais envie de faire quelque chose de différent, de plus cru sans être forcément vulgaire, de continuer à raconter des histoires mais qui véhiculeraient des sentiments assez différents de ce qu’on a pu faire avant. et Sexe c’est donc une histoire d’obsession, de jalousie contiguë à la folie, parce qu’à la fin d’une histoire, on a pas forcément juste envie de s’apitoyer sur soi-même, de panser ses blessures dans son coin. parce qu’on en sort pas indemne et que parfois c’est moche.

Enfin bref… pour finir sur une note plus positive, voici une version très très récente de Sexe, qui date du dernier concert de Staircase à l’espace B, le 25 novembre :

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Explication de textes

20 novembre 2010, dans Ep#4, Stories from the city — Micky @ 2:33

Etant donné que le concert se rapproche (quoi vous ne saviez pas qu’on est en concert le 25 novembre à l’espace b aka la compagnie générale?) et qu’il y sera beaucoup question de nouveaux morceaux et que bien sûr comme dans pas mal de concerts de rock il sera difficile de comprendre les paroles et qu’en plus on a connu meilleur « articulateur » que moi, je me disais que ça pourrait être rigolo  de préparer le futur spectateur à ces nouveaux morceaux en leur tirant le portrait (et ce en attendant de pouvoir concrétiser mon rêve secret d’un opéra rock grandiloquent où chacun recevrait un magnifique livret avant le show).

Je vais commencer par les morceaux de la vidéo teaser#1 qu’on a publiée récemment à savoir Chocolate Cake et des Passages dans les Arbres

+++ Chocolate Cake +++

You and I got off on the wrong foot
The truth is when it comes to dance
Both of mine feel so wrong, I suck
But you, you’re a natural, you know all the moves

Chocolate Cake…
If you eat mine, I eat yours (x2)
Chocolate Cake…
If you eat mine, I eat yours (x2)
If you feel mine, I feel yours (x2)

I didn’t know that fish could look cute
Maybe it’s something you do to me
And then I trashed talk your cake
But you weren’t mad, you wanted to see me again

Comme beaucoup de chansons de Staircase, cette chanson est plus ou moins inspirée de faits réels :  je danse très mal et il y a vraiment eu un gâteau au chocolat et il était complètement crâmé. Y a bien eu des poissons aussi.  J’imagine que c’est pas beaucoup plus clair, en plus les paroles sont dans le désordre… Non pas que j’avais envie de faire une narration éclatée très sophistiquée, à la base. Juste que j’avais que 4 phrases par couplet et  j’en avais écrit 6. Tandis que j’avais que 2 phrases pour le couplet 2. Ca aurait été dommage que ça se perde… Aucun remord, la mémoire n’est de toute façon pas séquencielle, les choses remontent parfois dans le désordre, les plus fortes, celles qui marquent le plus avant.

Et puis pour avoir une  chanson bien comme il faut, où tout serait compréhensible, il manque carrément un couplet entier pour tout dire explicitement. Le problème c’est que si le sens réclamait un couplet en plus, la musique qui a été finie bien longtemps avant se tenait très bien avec une structure à deux couplets. Dans le vieux temps de Staircase Wisp, ça aurait été l’occasion de se creuser la tête pour rajouter un couplet ou un pont avec un truc totalement différent (remember le pont pseudo reggae de the water remembers), l’ennui c’est que sur une structure toute simple et un refrain bête grunge et méchant comme ça, en rajouter une couche supplémentaire aurait été plutôt un contre-emploi, le morceau devait garder son côté très immédiat, on cherche l’efficace, le rentre-dedans plutôt que la subtilité.

Certainement parce qu’il y a déjà beaucoup de subtilité dans « if you eat mine, I eat yours »

+++ Des passages dans les arbres +++

Une des façons de justifier le GAS GAS, c’est de dire que des fois ce ne sont pas les évènements, les émotions qui sont à la base d’une chanson mais un son ou un accident sonore. Dans le cas des passages dans les arbres, il se trouve que j’ai fait l’acquisition l’année dernière d’une pédale de delay, le memory man with hazarai, qui dispose d’un mode particulier dit reverse qui passe le son à l’envers. Plutôt qu’un description pas claire, voici un petit mp3 de l’intro du morceau :  example_memoryman_hazarai

L’intro en question se base sur un principe assez récurant finalement chez staircase : des positions d’accords réduites avec la corde de ré à vide en drone (c’est à dire que tous les accords ont comme note de basse le re en question, on retrouve ça sur l’intro de what’s the point? par exemple, of course je l’ai pas inventé, la note de basse en drone est un trèèès vieux principe musical…. Et donc  ce qui donne le petit plus, ce qui fait tout le piment de la chose (ou son hazarai:)  c’est donc le delay qui vient gonfler le son et si le timing est bien réussi est censé créer un effet assez hypnotique. (j’ai bien dit « censé » hein).

Le plus compliqué finalement pour ce morceau aura été la ligne de chant, au niveau musical, les accords du refrain et du final sont venus « tout seul » et on a pas eu à travailler la structure ou l’harmonie plus en avant. C’est vraiment la mélodie de voix qui a mis du temps, à la fois un problème dans la manière de la prendre, au début, j’ai essayé très aigu, mais bon ça marche pour le chanteur chanteur de sigur ros, pour moi ça marchait moins bien :) alors finalement c’est plutôt dans les graves que c’est devenu « extrême », pas un extrême absolu mais y a certainement là les notes les plus basses que j’ai jamais chantées je pense.

L’autre problème a été de pas se laisser parasiter par la mélodie de la guitare qui prend déjà pas mal de place et de se creuser la tête pour trouver une ligne qui la complète bien et apporte quelque chose, au début, l’essentiel des notes de la voix tournait autour de l’accord accord joué, ce qui fait quelque chose d’un peu pauvre mais très « lisse » à l’oreille, finalement le couplet a été scindé en deux, le début qui « ronronne » donc avec les accords et reste dans une tessiture moyenne et la deuxième moitié qui monte, essaie de poser une dynamique plus présente et a un développement mélodique plus important.

Ce qui tombe pas trop mal étant donné que l’idée du morceau est d’opposer la violence (abaddon) à l’idée d’un endroit sûr, protégé (avalon), ça a l’air très pompeux et conceptuel comme ça alors cassons ça tout de suite : « avalon » faisait partie du yaourt que je chantais à l’origine et exprimait donc cette idée de lieu/époque béni qui collait bien à ce riff « new age » noyé dans le delay… j’aimais bien la manière dont je descendais dans les graves sur ce mot et je voulais le conserver dans les « vraies » paroles, donc « abaddon » qui est presque pareil tombait bien. C’était après avoir assisté à un vol plutôt violent dans le rer,  je m’étais dit que l’idéal pour casser le « new age » et le gnan gnan d « avalon » (pour qui ne fait pas de metal symphonique, avalon c’est quand même gnangnan), c’était de l’opposer à la violence bien réelle qui peut surgir à n’importe quel instant.

Et là vous vous demandez peut être le rapport entre ça et « des passages dans les arbres »… il y en a aucun, c’est juste un titre suggéré par Loïc et Pierre. Les circonstances… bah gardons un peu de mystère… Mon titre à moi pour le morceau serait plutôt « a history of violence », comme le film du même nom mais en même temps des passages dans les arbres c’est chouette.  et ça rejoint la série des morceaux qui ont changé de noms ou qui ont un nom secret (si jamais vous vous demandiez ce que signifiaient les noms barrés sur les bouts de papier avec les titres de morceau sur l’image du minisite de l’ep3, tudup c’est le nom qu’on donnait au morceau avant qu’il y ait de vraies paroles et majulieta c’est un nom secret, dans le sens où il ne parlerait à personne d’autre que moi  et que « come on » finalement résume mieux le morceau )  :  http://www.staircasewisp.com/ep3/)


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