Ecouter le nouveau disque

Reste pas Zoom Zoom Zen

22 février 2010, Classé dans : Hot Stuff — Micky @ 1:22

Ca faisait un moment que j’envisageais de remplacer l’installation pas très  pratique qui nous sert actuellement à enregistrer les répètes, à savoir un vieux lecteur mp3 archos passant dans un préamp cheap sur lequel était branché un sony ECM 717, ce bon vieux micro à enregistrer des bootlegs qui m’accompagne depuis au moins 7 ou 8 ans. Ca fait aussi un moment que j’avais repéré les enregistreurs Zoom. Mais pour moi Zoom est depuis longtemps synonyme de qualité un peu gadget et de solidité douteuse. Plus exactement c’est le cas depuis que mon bien aimé Zoom 3000 a définitivement rendu l’âme quand j’ai marché sur la prise jack en me levant … du mauvais pied.

Le Zoom 3000 c’est un machin monstrueux pour le moi de l’époque alors que je faisais péniblement des barrés sur ma guitare nylon, je le reluquais dans les magazines sans imaginer que j’allais l’avoir sous mes pieds à peine 1 an plus tard (mais pas les filles qui se précipitaient sur le guitariste guitariste zoomeur dans la pub…) . y avait une pédale d’expression pour faire de la wah ou du pitchshifter, un effet violoning, du flanger, du chorus et même une talking box. Le tout étant pas forcément d’une qualité géniale mais ce pédalier de l’espace y est certainement pour beaucoup dans mon intérêt pour les effets et pour beaucoup aussi dans mon désintérêt pour les multi-effets. Ce qui est très snob, parce que ces machins ont clairement progressé. Et y a des marques qui mettent pas des embases de jack en plastoc à même le circuit imprimé.

Et même Zoom semble avoir progressé.  Ces enregistreurs Hxx étaient plutôt intéressants mais chers pour ce qu’ils faisaient, même chose pour les concurrents d’où la solution archos.  Et puis le H4n est sorti avec 2 micros intégrés plus 2 entrées XLR/jacks pour brancher ces propres micros et donc la possibilité d’enregistrer en 4 pistes. Entre les répètes et les vidéos shootées au 5d Mk2 (qui a un micro non réglable qui sature à coup sûr dès qu’il y a de la batterie), l’intérêt d’une solution portable d’enregistrement est devenu d’un coup beaucoup plus grand. Apparemment pas que pour moi vu que l’offre en la matière a été décuplée, d’où un choix encore plus compliqué qu’avant. Mais au final c’est les 4 pistes du zoom dont 2 XLR qui l’ont emportées,à lire les avis sur le net, c’est pas le plus audiophile mais ca je m’en fiche : si je veux la qualité maximale j’ai un portable et une carte son externe correcte, par contre avoir la flexibilité des 4 pistes y a plein de situation où ca me sera utile. Déjà enregistrer des démos acoustiques, un truc que j’avais abandonné depuis pas mal de temps, j’ai tout ce qu’il faut pour mais la flemme quoi, de brancher préamps, micros + le pc et le séquenceur.

Et donc pour tester  le Zoom H4n , c’est exactement ce que j’ai fait : des enregistrements acoustiques avec les micros intégrés en face de moi et un couple de micros statiques d’ambiance qui servent normalement aux overheads batterie , j’en ai orienté un vers la guitare et un vers moi pour la voix et lancé un enregistrement en mode 4 pistes (ce qui demande quasiment aucun effort à part appuyer sur rec 2 fois)

Le résultat écouté au casque sur le Zoom est correct  sans plus, par contre une fois les fichiers transférés sur le pc c’est déjà mieux, le son des micros intégrés est au dessus de ce que pouvait donner l’archos ou le md avec le micro sony, j’ai trouvé qu’il manquait un poil de chaleur, de médiums mais couplé aux deux micros statiques  ca donne quelque chose de très propre.  Seul ennui sur le zoom impossible de panner la piste de voix au centre facilement car les 2 entrées XLR sont mises ensemble, sur PC il suffit d’importer les fichiers en pistes mono séparées, derrière j’ai rajouté un peu de comp+eq+reverb reverb, un gate sur le micro voix pour éviter qu’on entende mes (gros) bruits de respiration  et ça donne un truc final tout à fait honnête. Bon ensuite je me suis amusé à enregistrer du piano et du lapsteel sur cubase et c’est donc pas une démo du zoom tout  court que je vous propose mais une démo d’un vieux morceau qui d’une manière totalement inattendu à trouver un nouveau son, à la base j’ai juste essayé de le chanter plus bas et réécrit un bout du refrain dont j’avais oublié les accords « normaux »

Ecouter Buffalo 66

Reste à avoir ce que ça donnera en répète et comment on utilisera les 2 entrées XLR/ligne pour améliorer le rendu.


Le plus mieux des paroles de Staircase Wisp

8 janvier 2010, Classé dans : Stories from the city — Micky @ 2:03

Pierre nous a expliqué un jeu amusant hier soir : comme on a enregistré la répète, il proposait de réécouter et de nous donner une note (un des privilèges de dieu j’imagine…) ou plutôt une appréciation sous la forme d’un extrait de chanson du groupe… genre « what is wrong with me » (in the day my brain collapsed) , celle-ci étant plutôt pour ceux qui ont mal joué…

On attend toujours les résultats du jeu, mais ça m’a fait réaliser déjà qu’ils les connaissaient un peu ces paroles, vous me direz c’est un peu normal vu le nombre de fois qu’on a du les jouer ces chansons mais c’est marrant de voir quels fragments précis marquent, pas forcément le refrain d’ailleurs. Et écoutant la répète, ça m’a fait penser à mes propres fragments préférés que je vous livre ci-dessous.

  • « I will forgive you, ’cause I’m as sick as you are »Wanted
  • You little miss sunshine, stop standing in plain sight », Come On (en théorie il faudrait rajouter ce qu’il y avant « it is in your words, your love for oxymora« , parce que « hiding in plain sight » est un oxymore… pas forcément besoin de se casser le cul pour écrire des paroles de rock très honnêtement mais j’aime bien private joker avec moi même parfois)
  • « I’m a sleepwalker on the moon, I’ve been around but not inside », Stoned with myself
  • « So keep your house clean,
    Wash up your childdish dreams
    Walk the streets and cry her name
    ‘Cause we are made of the same »,
    Not You. Je me suis aperçu longtemps après que la chanson ait été jouée un certain nombre de fois que « made of the same » venait d’une chanson de Paradise Lost.
    Mais bon les deux morceaux n’ont vraiment rien à voir, juste l’expression qui m’a marqué inconsciemment.
  • « Whatever I say, I will be the one
    who puked on himself right in front of you
    Whatever you say, you will be the girl
    who drinks so much and who cares so little
    Let’s get together, we’ll make some drunk kids
    We’ll feed them on booze, sweet ethylic dreams
    « , Self-blotting puking and its unfortunate consequences on one’s attractiveness
  • « Si tu n’as rien, il faut tout donner », Plus ne m’est rien. C’est un peu une formule à la con mais du coup on la retient et elle a sa part de vérité…
  • « I hid it so well, shooting stars in your fridge », Shooting stars in your fridge, Oxymore quand tu me tiens…
  • « What can we do if I can’t hold you into my arms?
    Our worlds will never be one again »,
    Misk
  • « My dreams are made of stainless steel », G.Méliès

Au départ, cet article ne devait pas être aussi long, mais à relire les paroles de nos morceaux, je trouve dans chaque chanson quelque chose que j’aime… hum un peu normal et heureusement vous me direz mais en même temps la question des paroles n’a jamais été évidente pour moi : déjà il faut assumer ce qu’on écrit à partir du moment où on choisit de jouer dans un groupe et de tenter la scène, assumer ce qu’on écrit en sachant que même ce qui n’a qu’un lointain rapport avec une vérité personnelle servira quand même aux gens comme un élément d’analyse sur vous.  Et puis en étant guitariste guitariste avant d’être chanteur chanteur, je peux rester très longtemps content de yaourter sur un morceau dont toute la musique a été écrite depuis longtemps.

Les paroles des 2 morceaux du Christmas EP ont d’ailleurs été finies le dernier soir où je pouvais enregistrer, je faisais mes prises en réajustant les paroles et sur le deuxième couplet de come on pour moi c’est assez sensible que les paroles ne sont pas encore bien assimilées, quand on écrit un texte , a fortiori quand c’est fait totalement à part de la musique, les mots sont un peu comme un vêtement neuf qu’il faut porter pour le déraidir et qu’il devienne confortable (j’avais pensé à la métaphore des galets que la rivière polit mais celle-là me parait moins naze, nan?)


Vidéo de la fête de la musique 2009

6 janvier 2010, Classé dans : Vidéos — Micky @ 10:43

Le défi était simple : jouer en acoustique dans la rue ou plus précisément au bord du canal saint-martin, pour les gens qui passent et faire en sorte qu’ils restent. Voici une vidéo du premier des deux sets joués ce jour là. Au programme, Tiramisu, Shooting Stars, Mad World et The quest.


RETROSPEKTIW

30 août 2009, Classé dans : [Recording in progress] — Pilal @ 4:06

En cette saison de doux glandage pour la plupart d’entre nous et d’entre vous, le clic clic est souvent paresseux mais j’espère qu’une page ne vous aura pas échappé, fidèles lecteur sur le mini-site consacré à la sortie de notre dernier EP. Enfin une page par morceau, en réalité sur lesquelles Micky a tenté de retracer un peu de la vie de chaque titre.

Ca m’a moi-même donné l’envie de faire un peu d’archéologie dans mes disques durs et m’a permis de vérifier par la-même que l’évolution des morceaux au fil du temps était énorme, parfois réellement étonnante. Etonnante surtout parce qu’on oublie vite. On oublie que parfois à l’écoute de la première ébauche de mix mix, qui aujourd’hui nous fait grincer des dents, on a été très satisfait. On oublie qu’au bout de plus de deux mois de travail on est reparti de zéro, on oublie qu’on a fait 15 prises de batterie pour un morceau, 150 prises de guitares avec 300 sons différents et qu’à la fin on ne supportait même plus la prononciation du titre d’une chanson…

Mais je ne résiste pas à l’envie de compléter ce travail de généalogie qu’à fait Micky et de vous faire profiter de quelques morceaux choisis (extrêmement choisis)

Essayons de faire ça dans l’ordre.

L’idée d’un nouvel enregistrement a été évoquée très rapidement après mon arrivée dans le groupe, qui remonte je crois à décembre 2006. Ca file. La première étape a été de faire une sorte de maquette « live », quelques semaines après nos premières répétitions ensemble.
J’étais, à l’époque, au sommet de ma gloire et arborais, je dois le dire, le titre de richissime propriétaire terrien vivant dans de vastes villas toutes équipées. Frigo, lit, fosse septique. Tout.
Nous avons installé une batterie électronique et un PC dans le salon de l’une d’entre elle que je partageais alors avec une jeune notable, proche d’une amie de la femme du garde des sceaux de l’époque, qui, brave homme, pouvait s’enorgueillir d’afficher l’embonpoint bien légitime des vieux hommes de pouvoir grassement repus par des années de petit fours et de dîners mondains inhérents à leur condition d’enfoirés. Mais je m’égare.
On a branché en direct guitares, basses, micros et claviers dans mon interface audio et on a enregistré la plupart des morceaux que le groupe avait en réserve. On était pas encore très rôdés tous les 4, je tâtonnais sur mes parties qui pour la plupart n’étaient pas définitives.

Cet enregistrement que j’avais fini par oublier n’est en réalité par dégueulasse. C’est de la prise très simple, c’est live, je ne crois pas qu’on ait vraiment pris le temps de rejouer les morceaux s’il y avait un pain, mais ça devait nous servir de base, en tout cas moi je voulais m’en servir de base pour travailler mes parties de mon côté et pouvoir en faire une écoute correcte.

Commençons donc cette écoute archéologique par Shooting Stars et donc par sa version démo « live ».

Je n’ai pas beaucoup de « restes » de l’enregistrement de ce morceau. N’y jouant que du clavier, je l’ai plutôt délaissé pour m’occuper de titres sur lesquels j’avais plus de travail. Je me suis mis très tard à travailler dessus. Je n’ai jamais été content des prises de clavier que j’avais faites et j’avais mis tout ça de côté. Au mois de septembre de l’année dernière, j’avais donné au reste du groupe tout les fichiers de travail (les « projets ») de l’EP alors que j’avais décider de me mettre un peu au vert et Micky a utilisé comme prise définitive une prise de clavier test que j’avais laissé traîner dans le projet. C’est donc une prise un peu bancale que j’avais oublié de supprimer que vous entendez dans l’enregistrement. Ca fait sérieux hein ? Mais l’aviez vous remarqué ? Oui ? Ah.
En cherchant un peu je suis tombé sur ce mix très brut qui se limite à batterie/basse.guitare(s). C’est la base de la version définitive. La comparaison des deux peut être amusante.

Tiramisu n’existait pas au moment de la maquette dans le salon. J’avais donc bricolé une petite maquette avec boîte à rythme (et une curieuse idée, deux basses fretless à l’octave) afin de poser mes guitares en testant différent sons (du petit fenderien plutôt clair, du gros gibsonnien plutôt gras).
En voici une version avec, je crois ma bonne vieille charvel CX291, ma toute première guitare électrique.

Voici une version avec voix témoin datant des premières sessions d’enregistrement, pendant l’été 2007. Cette version a servi de base à la Tiramisu « Summer Flavour » qui était écoutable pendant pas mal de temps (beaucoup trop :P ) sur le MySpace de Staircase Wisp.

Comme pour la plupart des autres morceaux, rien de ce qui a été enregistré cet été là n’a été gardé. Nous avons tout recommencé mi septembre. Ce qui a donné ceci qui sert de base à la version finale.

Comme Tiramisu, When Will The Days n’existait pas à l’époque de la démo dans le salon. Je crois que c’est un des morceaux du disque qui a le plus rapidement été le plus abouti dans le son et pourtant je pense que c’est un de ceux sur lequel on a le plus continué à bosser.
Ce qui pourrait faire office de démo est la version que Micky avait fait seul pour un film et qu’il a posté sur le mini-site de l’ep.
Voici la seule trace que j’ai trouvée de la version des premières sessions.

Toutes les pistes autre que la batterie sont des pistes « témoin » ou de bidouillage. On est très loin du son assez massif de la version finale, y compris au niveau du son de batterie. J’avais oublié ce doublage de la guitare à la Fender VI.

La plus vieille mise à plat que j’ai retrouvé de la deuxième session est déjà beaucoup plus proche de l’esprit du produit fini (c’est pas beau dit comme ça).

On relèvera le magnifique phaser hors de contrôle sur les sorties de refrain. Sublime. J’en mettrais chez moi.
Et voici une version de Février 2008. Quasiment tout y est. C’est encore la prise de chant témoin, qui sature un peu par endroit et les claviers ne sont pas les prises finales faites par micky mais des trucs que j’avais programmé dans Cubase. Et puis il n’y avait encore les violons à la fin. Sur le couplet, deux guitares jouent le riff, une plutôt claire et une avec un son crunch crunch, celle qu’on entend le plus. Cette guitare n’est jouée ni par Micky ni par moi mais par le Grand Sam, Mister Tagada lui-même.

The Day My Brain Collapsed est un des deux morceaux des premières sessions de l’été 2007 qui ont survécu.
Le voici tout d’abord dans sa version « session dans le salon ». On y entend ma fière Variax se faire passer pour une guitare acoustique et partir en errance totale sur le pont.

Voici une version du même morceau qui remonte à Février 2008.
J’avais tenté de donner un côté très froid au son, notamment sur le deuxième couplet en enlevant la guitare rythmique et en remplaçant le son d’orgue par quelque chose de plus… sombre. A noter une délicieuse tentative totalement foireuse de guitare fretless sur le pont. C’est faux et ça n’apporte rien. J’espérait en tirer un son proche d’un violon en pizzicato. Beh nan. J’aimais bien aussi le petit bidouillage vocal de Micky sur la fin.

Le centre du monde est le deuxième rescapé des premières sessions.
Ce morceau a eu droit à sa version démo dans le salon. Et Loïc en a chié car sa partie de batterie sur les couplets est parfaitement insupportable à jouer sur ma batterie électronique chinoise à deux balles, ce qui se traduit par quelques gloussements maîtrisés de Micky au début du chant. Rien ne saura jamais remplacer le bois et le métal. Encore qu’on trouve de bonnes haches à manche en plastique…

Et voici une des premières mise à plat de la version qui deviendra finale.

Micky avait oublié de faire un chant témoin, ce qui posait problème à Loïc pour enregistré ses batteries. Nous avons donc fait ce chant témoin lui et moi, surtout lui, avant d’enregistrer la batterie. malheureusement je n’ai pas retrouvé d’enregistrement avec ce chant glorieux mais je compte bien y remédier car franchement, quand vous y aurez goûté vous ne pourrez plus vous en passer. Un trésor qui je l’espère n’est pas perdu…
C’est sûrement un des morceaux ou j’ai eu le plus de mal à trouver le son de guitare que j’avais en tête. Et puis tout d’un coup ça a marché tout seul. J’ai enregistré ça comme souvent seul à la maison dans ma chambrine, à l’abri des regards indiscrets et impatients. Au final on doit y entendre au moins 5 modèles de guitare différents.

What The Point? est avec When Will The Days et surement Méliès un des titres qui est passé par tous les types de sons possibles avant de trouver sa forme définitive.
Commençons avec sa démo dans le salon.

Petite tricherie ici, ma partie de guitare a été enregistrée plus tard il me semble. Les autres jouent live.

Voici une mise à plat de la version enregistrée pendant les premières sessions, pains inclus.

Cette version ne passera malheureusement pas l’été. Les batteries ont été réenregistrées au moins de septembre et ensuite elle est un peu passée par toutes les couleurs. Ce morceaux change complètement de caractère en fonction du type de guitare avec lequel on va le jouer. Je n’ai pas pu remettre la main sur une version « tout fender », mais j’ai retrouvé une curiosité : une version « edit » où j’ai tenté de raccourcir le morceau pour le rendre un peu plus « direct ». Concluant ou pas… J’ai tenté de masquer les coupes trop audibles avec une guitares acoustique mollassonne jouée quasiment à vide avec un open tuning bizarre.

Il me semble que dans cette version qui remonte à Février 2008 ce sont déjà les parties de guitares définitives. Micky joue sur son duo habituel Jazzmaster Jazzmaster/AC15 AC15 et de mon côté je crois que j’avais retenu ma Les Paul Les Paul Classic jouée sur mon très rudimentaire Epiphone Valve Junior.

Méliès a également eu une belle évolution.
Voici sa démo dans le salon... bien molle !

Six mois plus tard, elle reprend un peu de nerf lors des premières sessions d’été mais en voit de toutes les couleurs :

http://pilal.free.fr/staircase/001_m%E9li%E8s.mp3

http://pilal.free.fr/staircase/recording/005_melies%20downmix.mp3

A l’automne, on repart de zéro, et je continue à triturer les sons de gratte, et comme en juillet pas toujours avec bonheur ni bon goût…

http://pilal.free.fr/staircase/recording/MAP/m%E9li%E8s-01.mp3

Kallenovsky a été enregistrée bien après les autres titres et finalisée en parallèle. Initialement elle ne devait pas figurer sur l’EP.
Petite pépite archéologique : lorsque Micky nous a proposer de reprendre cette chanson, j’ai rapidement fai un petit essai chez moi… Bien inspiré, j’avais cette fois encore tenté la guitare fretless.

Il y a cependant dans ce petit furoncle sonore un petit quelque chose qui me plaît…

Ensuite on a décidé d’enregistrer le morceau en janvier 2008. Je crois même que c’était le 19… C’est allé assez vite : on est allé à la salle de répet pour enregistrer le chant témoin, la guitare de Micky et la batterie. Après quelques prises de batterie le groupe qui devait répéter dans l’après midi est arrivé et nous a interrompu, nous obligeant à remballer. Nous sommes allés dans un bar écouter le résultat de la dernière prise de batterie qui par chance était bonne. Dans la nuit qui a suivi, j’ai enregistré les guitares avec mon Vox ToneLab, un simulateur d’ampli… Et oui c’est même pas de la vraie lampe chaude… Je crois avoir fait les guitares en une prise.
Voici la version en question.
Sam n’était pas là, il n’y a pas de basse, seulement le gros son ventru de mes Les Paul Les Paul. Après avoir écouté ça, Sam a décidé de tirer au flac et il a fallu insister pour qu’il enregistre une ligne de basse.
C’est sûrement le truc le plus étonnant qu’on ait fait : la batterie a été mise en boîte presque tout de suite, sans même trop de tâtonnements pour le positionnement des micros, la prise de son, les guitares sont passées tout de suite et d’emblée ça sonnait.
En grand psychopathe, ça ne m’a pas empêché de réenregistrer toutes les guitares quelques mois plus tard.
Voici une version avec les guitares finales et ce qui aurait du être les voix définitives elles aussi. A la suite d’un crash disque, j’ai malheureusement perdu la version la plus avancée du projet et Sam et Micky on du refaire leurs chants au tout dernier moment. Je dois dire que j’ai un petit faible pour la version qui suit, avec la petite voix à l’octave inférieure sur le premier couplet et un chant un peu plus doux.

Auscultons enfin The Quest.
The Quest a bien eu droit à sa version « live in the living room ». Mais très honnêtement, vous n’avez pas besoin de ça. J’insiste. Il faut bien admettre qu’elle est terriblement ratée.
Passons directement à cette bizarrerie sonore. Nous sommes au premier jour des premières sessions de batterie. On vient de finir l’installation des micros de batterie et après un premier test sonore à la vulgarité savoureuse, que j’ai déjà posté sur ce blog, on fait un petit test avec The Quest.

J’y reconnais ma bonne vieille Charvel dans le SansAmp de Micky et ma légendaire Funky Touch à la basse. Quant à Loïc, tous charley ouverts, il a une attitude assez Grohlienne je trouve.
Après le réenregistrement des batteries à l’automne, j’ai mis des mois tourner en rond sur ce morceau. Tout le monde ou presque avait posé ses parties, il ne manquait que les petits solos de micky sur la partie centrale et l’intro.
J’ai du changer, quand j’ai fini par m’y mettre, 100 fois de parties et de son. Au final j’ai le mix mix de gratte le plus compliqué du monde à la fin du morceau. J’en suis assez mécontent d’ailleurs.
Voici une des versions de travail, avec une partie finale un peu moins « héroïque » que celle qui a été choisie.
Et voici une autre fin, qui ressemble plus à ce qu’on a gardé.
Doubler la solo avec une Wah-Wah hystérique sur les deux guitares il fallait oser… Je l’ai fait.

Bon et bien merci et bravo si vous êtes arrivés au bout de ce post, vous êtes endurant.
A bientôt pour une mise à jours pleine de trésors, peut être.


Juin c’est mort

3 juillet 2009, Classé dans : Stories from the city — Micky @ 2:22

pas mal hein le jeu de mot? enfin pour ceux qui connaissent le morceau en question… pourtant quand j’ai finalisé l’image présente maintenant en page d’accueil du site, j’ai bien hésité à écrire « out june 2009″ , on était tellement prêt de la fin (cf la dernière note), on avait l’échéance de la fête de la musique qui était une belle occasion de présenter enfin le disque. Et puis non…

Pourtant ce n’était pas un mensonge de dire qu’on était vers le milieu de la fin, le mixage est fini depuis belle lurette, la couv aussi, la demande sacem réglée. Ca fait environ 3 mois qu’on en est au mastering.

Bon c’est le moment de parler technique et de vous apprendre des choses utiles pour changer : avec le mp3 ça le fait moins qu’avant mais régulièrement on nous saoule avec des éditions remasterisées de la mort qui tue censées convaincre de racheter un disque qu’on avait déja en vinyl ou en K7 (bon anniversaire le walkman au fait). Sauf que personne explique jamais ce que ça veut dire, à croire que « master » soit assez connoté positivement pour faire de nous des esclaves du marketing….

Donc dans un disque il y a généralement 3 grosses étapes : les séances de prise de son d’où on sort un matériau brut, des mises à plat, c’est à dire un truc pas mix mixé mais suffisamment quand même pour qu’on puisse pas dire « ‘meuh non ma guitare disto elle déchire, c’est juste que tu l’entends pas dans le contexte « … par exemple… De là, on mixe : on règle le niveau des différents instruments, on ajoute les effets et souvent on réenregistre car en cours de route on trouve des trucs trop bien et les parties qu’on joue en live de façon différente finissent par être fixées.

Le mix et la prise de son ne sont donc  pas deux étapes figées, distinctes dans le temps, surtout quand on est auto produit et que la seule limitation aux nombres de séances est la bonne volonté des autres membres du groupe (ils en ont souvent plein…)

Mais donc à un moment, on fait moins de prises de sons, on rajoute de toutes petites choses, on bouge moins radicalement les choses et puis un jour on se dit c’est bon, on y est , ça a rien de prévisible. De se dire c’est bien, on a une bonne démo, ça quelques mois après le début, on y était déjà. Mais avant d’entendre quelque chose qui pour moi était un disque de staircase wisp, quelque chose qui a la même charge que je trouve encore dans ce vieux juin est mort, son mix bancal, la slide un peu fausse, les grésillements du micro, il en aura fallu du temps.

Mais un jour c’est arrivé, on s’est dit c’est fini, on a arrêté de mixer, sorti du logiciel une série de fichiers WAV, un par morceau et il était temps de masteriser.

Mais donc masteriser c’est quoi : c’est assez compliqué et puis comme souvent sur internet je risque de vous dire une sorte de demi-vérité mais bon la bouteille à moitié pleine tout ça alors donc… la finalité du mastering c’est de préparer un disque pour qu’il puisse être correctement reproduit sur son support physique… à la base… au temps du vinyl par exemple ç’était tout particulièrement important parce que dépasser l’intensité de signal maximal en gros ç’est comme quelqu’un qui écrit tellement mal et gros qu’il déborde sur la ligne d’en dessus et d’en dessous et qu’on comprend plus rien du coup.

En digital on aurait plus croire que c’est plus simple mais en fait pas vraiment : plus simple parce qu’on ne peut pas dépasser le maximal, à savoir 0 Db . Et oui par convention en son, le niveau maximal c’est toujours 0, sauf qu’en pratique du bon matériel analogique va supporter plus que le maximum, cad + 4Db, tandis que le materiel numérique lui va tronquer le signal à 0 db. Donc tout une partie du son est perdue et remplacée par de la distorsion.  L’un des objectifs du mastering est donc que ça n’arrive jamais. Donc en gros au mastering, on va monter le niveau du son, en écrasant le signal : les crêtes, les moments puissants auront moins de différence de volume avec les passages calmes. Mais comme les passages calmes ont plus de volume qu’avant, on a l’impression que finalement le son est plus fort, plus plaisant alors qu’on a perdu en dynamique.

Le mastering sert aussi à harmoniser parfois le niveau entre les différents morceaux, à corriger des problèmes d’équalisation, voir même si on a pas de chance ou pas de sous pour recommencer à corriger les erreurs du mix (en théorie c’est le mal mais bon…).

Mais donc gloabalement le mastering altère le mix tel qu’il a été voulu dans l’optique d’en faire quelque chose de meilleur par rapport au média de publication. Donc vendre quelque chose de remasterisé, c’est faire confiance à quelqu’un qui n’est souvent ni l’artiste, ni la personne à l’origine du mix initial, pour gonfler le volume et faire « mieux ». Personnellement je préfère entendre les disques tels que ce qui les ont fait à l’origine les voulaient et même si la personne qui fait le mastering est un super ingé son avec des oreilles en or, j’aimerais bien savoir ce qu’il à fait à « mon » disque, comment il a envisagé son travail dans le respect de l’oeuvre et ça bien sûr on le lira jamais dans le livret d’une version « remasterisée ».

Bon je vous ai expliqué pour quoi « remasteriser » ne rime pas avec « qualité » mais j’ai toujours pas dit pourquoi notre mastering à nous traine.

Mais il est tard et sommeil. Ca sera pour une prochaine fois.

(un peu comme le disque du coup…)


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